En 2025, le choix entre une voiturette de golf électrique et une voiturette thermique ne se limite plus aux terrains de golf. Ces véhicules polyvalents sont désormais indispensables dans de nombreux secteurs : golfs, campings, hôtels, sites industriels, parcs d’attractions, et même collectivités. Face aux enjeux climatiques, aux restrictions croissantes dans les centres-villes, et à l’évolution des coûts, il est crucial de bien comprendre les avantages et limites de chaque technologie.
Cet article vous propose :
– Un comparatif technique et financier actualisé pour 2025.
– Une analyse des applications sectorielles (golf, camping, hôtel, industrie, parc d’attractions).
– Des recommandations adaptées à chaque usage, pour un choix éclairé.
Voiturette électrique vs thermique : tableau comparatif 2025
| Voiturette électrique | Voiturette thermique | |
| Coût d’achat initial | Entre 6 000 et 25 000 € selon modèle | Entre 6 000 € et 18 000 € selon modèle |
| Coût annuel d’utilisation | Environ 350 € par an | Environ 1 600 € par an |
| Autonomie moyenne | Entre 50 et 100 km selon le pack batteries | Environ 120 km |
| Entretien | Très faible | Régulier |
| Impact environnemental | Aucune émission de CO2 | Environ 150-200 g/km de CO2 |
| Réglementation 2025 | Fin des ZFE, mais nombreuses mesures politiques encourageant le passage à l’électrique | Véhicule autorisé mais polluant. Non encouragé par les politiques publiques |
Ce comparatif synthétise les différences clés entre les deux motorisations. L’électrique se distingue par son coût d’usage réduit, sa conformité réglementaire et son impact environnemental minimal, tandis que le thermique reste compétitif pour des usages intensifs ou en zones non équipées.
Coût total de possession (TCO) : analyse sur 5 ans
1. Prix d’achat : un écart qui se réduit
En 2025, le prix d’une voiturette électrique varie de 6 000 € à 25 000 € selon la technologie de batterie (plomb ou lithium), contre 6 000 € à 18 000 € pour une thermique. Cet écart, historiquement un frein, se réduit grâce :
– À la baisse des coûts des batteries (jusqu’à -30 % depuis 2020).
– Aux aides financières :Dispositif CEE, subventions publiques, gratuité du stationnement dans certains cas…
2. Coûts d’exploitation : l’électrique creuse l’écart
Pour un usage annuel de 10 000 km (typique pour de la location de voiturette de golf sur un parcours, ou un usage au sein d’un camping ou d’un hôtel), voici la comparaison :
Exemple concret :
– Une voiturette électrique coûte ~200 €/an en électricité + 150 €/an d’entretien = 350 €/an.
– Une thermique coûte ~1 000 €/an en essence + 600 €/an d’entretien = 1 600 €/an.
– Économie annuelle : 1 250 €, soit 6 250 € sur 5 ans – de quoi amortir le surcoût initial en 2-3 ans.
Applications sectorielles : quelle motorisation pour quel usage ?
1. Golfs et parcours sportifs
– Besoin : Silence, absence d’émissions, autonomie suffisante pour une journée de parcours (20-50 km).
– Recommandation : Électrique (lithium).
Pourquoi : Autonomie de 70-120 km, recharge nocturne possible, conformité aux normes des clubs (silence, écologie).
Exemple : Les golfs haut de gamme (ex : Golf de Chantilly) ont remplacé 100 % de leur flotte par des modèles électriques pour réduire leur empreinte carbone et améliorer l’expérience des joueurs.
2. Campings et villages vacances
– Besoin : Polyvalence, autonomie pour des trajets courts mais fréquents (transport de bagages, surveillance, navettes). Les voiturettes de golf pour camping participent au rayonnement du site et à la satisfaction de la clientèle.
– Recommandation : Électrique (lithium ou plomb selon budget).
Pourquoi :
– Silence : Idéal pour ne pas déranger les campeurs.
– Coût réduit :Économies sur l’énergie et l’entretien, crucial pour les structures saisonnières.
– Image écologique :Argument marketing fort pour les campings « verts ».
Cas pratique :Le camping Les Cigales (Provence) a réduit ses coûts de 40 % en passant à l’électrique, tout en valorisant son engagement écologique auprès des clients.
3. Hôtels et resorts
– Besoin : Élégance, discrétion, autonomie pour des trajets courts et fréquents (navettes, service room-service, entretien des espaces verts).
– Recommandation :Électrique (lithium, modèles premium).
Pourquoi :
– Design : Modèles haut de gamme (ex : Club Car Tempo) alliant esthétique et performance.
– Confort :Silence et absence de vibrations pour les clients.
– Rentabilité :ROI rapide grâce aux économies d’énergie et d’entretien.
Exemple : Le Domaine de la Bretesche (Bretagne) utilise des voiturettes électriques pour ses navettes internes, réduisant ses coûts de 35 % et améliorant l’expérience client.
4. Sites industriels et entrepôts
– Besoin :Robustesse, autonomie étendue, capacité à transporter du matériel lourd.
– Recommandation :Thermique (ou électrique lithium pour usages mixtes).
Pourquoi :
– Autonomie :Les thermiques restent incontournables pour des usages >100 km/jour sans temps de recharge.
– Puissance :Meilleure capacité de traction pour les remorques ou charges lourdes.
– Infrastructure :Certains sites industriels n’ont pas encore de bornes de recharge.
Cas limite :Si l’utilisation est inférieure à 60 km/jour, l’électrique est recommandé. En effet, ces véhicules sont silencieux, faciles à recharger et représente une belle image de marque pour les entreprises.
5. Parcs d’attractions et loisirs
– Besoin :Sécurité, silence, autonomie pour des trajets courts et répétés (navettes, maintenance, secours).
– Recommandation :Électrique (lithium).
Pourquoi :
– Sécurité : Pas de risque de fuite de carburant ou d’incendie.
– Silence :Essentiel pour ne pas perturber l’ambiance des parcs.
– Image :Les parcs (ex : Disneyland Paris, Futuroscope) communiquent sur leur transition écologique, un argument fort pour les familles.
Exemple :Le Puy du Fou a remplacé 80 % de ses véhicules thermiques par des électriques, réduisant ses émissions de 60 %.
Performance et autonomie : adapter le choix à l’usage
Autonomie : lithium vs plomb vs thermique
Recharge :
L’électrique avec des batteries lithium permet le biberonnage (recharges courtes et fréquentes), idéal pour les flottes en rotation (ex : navettes d’hôtels).
Il est très simple de recharger une voiturette électrique, il suffit simplement d’une prise murale classique 210-220V.
Cas où le thermique reste pertinent
– Usage intensif : Plus de 100 km/jour sans possibilité de recharge (ex : grands domaines agricoles, chantiers isolés).
– Zones non équipées :Sites industriels ou ruraux sans infrastructure électrique (de plus en plus rares en 2025).
– Budget très serré :Pour des usages très courts (< 2 ans), le thermique peut être plus économique à l’achat, mais non rentable sur la durée.
Entretien et fiabilité : un avantage clé pour l’électrique
Coûts et fréquence d’entretien
– Électrique :
Pas de vidange, pas de courroie de distribution, pas d’embrayage.
Durée de vie : Les batteries lithium modernes tiennent 2 000 cycles (8-10 ans), avec des garanties constructeur jusqu’à 8 ans.
– Thermique :
Usure mécanique : Moteur, boîte de vitesses, système d’échappement.
Risque de panne : Plus élevé, surtout en usage intensif.
Impact environnemental et réglementation : l’électrique s’impose
Émissions et bruit
CO2 : 0 g/km pour l’électrique vs 150-200 g/km pour le thermique.
Bruit : L’électrique est silencieuse (30 dB), contre 60-70 dB pour le thermique – un critère clé pour les hôtels, campings et parcs.
Réglementation 2025 : les ZFE et restrictions
43 agglomérations françaises ont instauré des Zones à Faibles Émissions (ZFE) en 2025, interdisant les véhicules thermiques Crit’Air 3 et plus.
Conséquence :
– Les voiturettes thermiques ne peuvent plus circuler dans ces zones, sauf dérogation.
– Les flottes professionnelles (hôtels, campings, collectivités) doivent obligatoirement passer à l’électrique pour éviter les amendes (jusqu’à 375 € par infraction).
Aides :
– Dispositif CEE et Bonus écologiques : Jusqu’à 1 500 € pour l’achat d’une électrique, selon les modèles.
– Surprimes locales : Jusqu’à 2 000 € dans certaines régions
Bien que les députés ont voté la suppression des ZFE cette année, le processus législatif est encore long. En parallèle, les mesures publiques visent à transformer considérablement les flottes de véhicules thermiques en électriques, avec de nombreuses aides à l’achat et à l’utilisation. (exemple : stationnement gratuit à Paris).
Confort et expérience utilisateur
Pour les utilisateurs finaux (clients, employés)
Électrique :
– Conduite fluide :Accélération linéaire, pas de vibration.
– Simplicité :Pas de boîte de vitesses, démarrage instantané.
– Confort de route :Véhicule silencieux, air respirable
Thermique :
– Bruit et vibrations :Peut être fatigant sur de longues journées.
– Odeurs :Émissions de CO et particules, désagréables en milieu fermé (ex : entrepôts).
Pour les gestionnaires de flottes
Électrique :
– Gestion simplifiée :Moins de pannes, entretien réduit.
– Image écologique :Valorisable auprès des clients (ex : écolabels pour les campings).
Thermique :
– Logistique lourde :Gestion des carburants, vidanges, contrôles techniques.
Alors, électrique ou thermique en 2025 ? Notre recommandation par secteur
Synthèse générale
L’électrique est la solution optimale pour 90 % des usages en 2025, grâce à :
– Son coût total de possession réduit (économies sur l’énergie et l’entretien).
– Sa conformité réglementaire (politiques urbaines écologiques)
– Son impact environnemental minimal (0 émission, silence).
Le thermique ne se justifie plus que pour :
– Les usages extrêmement intensifs (>100 km/jour sans recharge possible).
– Les zones non équipées en bornes (de plus en plus rares).
– Les budgets très limités pour des usages très courts (< 2 ans).
Conclusion : vers une transition électrique généralisée
En 2025, le choix entre une voiturette électrique et une thermique dépend avant tout de l’usage et du contexte réglementaire. Pour la majorité des secteurs (golf, camping, hôtel, parc d’attractions, collectivités), l’électrique s’impose comme la solution la plus rationnelle, tant sur le plan économique qu’environnemental.
La grande majorité des constructeurs de voiturettes de golf produisent aujourd’hui quasiment uniquement des modèles électriques. Les avancées technologiques en matière de recharges et d’autonomie des batteries sont considérables.
Prochaines étapes pour passer à l’électrique :
- Évaluer vos besoins : Distance quotidienne, possibilité de recharge, budget.
- Comparer les modèles : Lithium pour une autonomie maximale, plomb pour un budget serré.
- Profiter des aides : Dispositif CEE, bonus écologique, surprimes locales, selon les modèles.
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